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A Paris, le procès du drame Chouviat encore reporté : la famille indignée

L’affaire Cédric Chouviat, livreur décédé après une interpellation musclée dans la capitale, connaît un nouveau rebondissement judiciaire. Le tribunal correctionnel de Paris vient de reporter l’audience initialement prévue, alors que la famille du quadragénaire attend toujours des réponses cinq ans après le drame.

Un renvoi judiciaire contesté par la défense

La juridiction parisienne a décidé de repousser le procès des trois fonctionnaires de police. L’audience se tiendra désormais du 21 au 23 juin prochain, sur une durée de trois jours. Cette décision intervient alors que les faits remontent à plus de cinq ans.

Les conseils juridiques de la famille ne cachent pas leur mécontentement. Ils dénoncent une « anomalie procédurale » et remettent en cause la qualification retenue par la justice.

Les circonstances dramatiques de l’interpellation

Le 3 janvier 2020, dans le VIIe arrondissement parisien, ce livreur de 42 ans circulait à scooter, téléphone en main. Cette infraction routière banale va basculer dans le tragique lors d’un simple contrôle.

Quatre agents procèdent à son immobilisation au sol. Les images filmées montrent Cédric Chouviat plaqué sur le ventre, casque toujours sur la tête. Dans l’enregistrement, on l’entend répéter à neuf reprises « j’étouffe ».

Des tensions avant l’interpellation

Avant son arrestation pour outrage, l’homme avait qualifié les policiers de « clowns » et de « pauvres types ». Il répétait également « Je vais porter plainte contre vous » et « je vais gagner mon procès ».

Une issue fatale à l’hôpital

Le livreur ne survivra pas à cette interpellation. Son décès est officiellement constaté le 5 janvier 2020 à 03h31 à l’hôpital européen Georges-Pompidou. Deux jours après le contrôle routier fatal.

Les accusations portées contre les forces de l’ordre

Trois policiers comparaissent pour homicide involontaire. Une qualification contestée par les avocats de la famille, qui estiment les faits plus graves.

Les fonctionnaires mis en cause affirment qu’ils n’ont pas perçu les supplications de leur victime durant l’intervention. Une version qui soulève de nombreuses questions au regard des enregistrements disponibles.

Une technique désormais bannie

La clé d’étranglement employée durant cette interpellation a depuis été formellement interdite au sein des forces de police. Cette interdiction témoigne de la reconnaissance institutionnelle du danger que représentait cette pratique.

Un écho à d’autres drames similaires

Cette tragédie rappelle inévitablement le décès de George Floyd survenu en mai 2020 aux États-Unis. Ces deux affaires mettent en lumière des problématiques récurrentes de violences policières lors des interpellations.

L’audience de juin prochain sera scrutée de près, tant par la famille du défunt que par les observateurs des questions sécuritaires et des droits fondamentaux.

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